Abû Nûwâs est né d'un père arabe et d'une mère persane, 747 et 762 à Ahvaz (Iran) et décédé vers 815 à Bagdad.

D'un milieu persan mais arabisé, il passe toute sa vie à Bagdad. Ses contacts avec des mécènes, tels les vizirs barmécides, et sa vie scandaleuse lui valent les foudres du calife Haroun ar-Rachid (ça vous dit quelque chose ? Les 1000 et 1 nuits ?...).

Il est surtout connu pour ses poêmes bachiques mais il a aussi écrit sur son amour pour les garçons, la chasse, le libertinage mais aussi son angoisse de la mort et du vieillissement. Son esprit critique se tourne notamment contre les institutions religieuses. Il est bercé par la poésie bédouine préislamique et les chansons rimées précieuses et maniéristes.

Considéré en son temps comme le plus grand poète arabe classique, il est aujourd'hui très populaire dans les pays de langue arabe.

Voici un vers (et non pas un verre ! bien que...) de ce poête que j'aime beaucoup :

Celui qui boit s'enivre

Celui qui s'enivre dort

Celui qui dort ne pêche pas

Celui qui ne pêche pas va au ciel

... allons au ciel !